Posted on 25 août 2009 by Elisabeth
En France le nombre de personnes se déclarant végétariennes, c’est à dire excluant la consommation de viande de leur alimentation reste très minime. On les estime à peu ou prou 2% de la population. Pourtant devenir végétarien peut présenter de nombreux avantages, tant pour la santé, pour son budget que pour l’environnement, un aspect que l’on omet encore un peu trop de mentionner. En France, le végétarisme a encore mauvaise presse et l’on se représente encore souvent la personne végétarienne comme une triste figure au teint blême révélateur de graves carences devant une triste assiette de légumes bouillis ou bien comme un membre activiste d’une secte menant une croisade agressive et intolérante contre tous les carnivores.
La réalité est tout autre. Les végétariens sont aussi souvent que les consommateurs de viande des amateurs de bonne cuisine et il est en fait bien plus facile qu’il n’y paraît de préparer des recettes végétariennes savoureuses et variées sans y incorporer de viande. D’ailleurs de nombreuses cultures de par le monde, on pense en premier lieu à l’Inde, ont largement adopté ce type d’alimentation, sans renoncer au plaisir de manger. Cuisiner végétarien ne demande pas plus d’efforts que de cuisiner des plats contenants de la viande. Que l’on soit végétarien ou pas, le maître mot reste ici « alimentation équilibrée ». Etre végétarien et ne manger que des frites et des gâteaux, ou se nourrir régulièrement des mêmes frites mais accompagnées d’un hamburger au fromage, ne constitue pas un apport nutritif satisfaisant.
Choisir de devenir végétarien peut vous aider à adopter de meilleures habitudes alimentaires. De nombreuses études réfutent aujourd’hui les thèses affirmant qu’une personne dont l’alimentation serait exclusivement végétarienne serait nécessairement carencée tandis que les méfaits d’une consommation excessive de viande telle qu’elle a tendance à se généraliser dans les pays riches, avec au moins de la viande ou fois par jour si ce n’est le midi et le soir, sont de plus en plus pointés du doigt dans l’augmentation des maladies cardio-vasculaires, des cancers, du diabète ou encore de l’obésité.
Et si l’on peut choisir de devenir végétarien pour préserver, voire améliorer sa santé tout en continuant à goûter aux plaisirs d’une nourriture variée, on peut aussi se décider en regard du traitement indigne et cruel réservé aux animaux dont la chair atterrit dans nos assiettes. Chacun d’entre nous connaît aujourd’hui les conditions d’élevage réservées aux vaches, aux cochons, aux poules et à tout autre animal dont la chair est appréciée. Confinés dans un espace réduit au maximum, sans possibilité de se mouvoir librement, gavés de substances qui n’appartiennent pas à leur alimentation naturelle puis abattus de manière barbare, voilà des méthodes d’élevage qui devraient couper l’appétit à plus d’un omnivore.
De plus les conséquences de ces élevages intensifs d’animaux destinés à la consommation sont très lourdes pour l’environnement. Nourrir tous ces animaux requiert une culture intensive de céréales qui pourrait en fait être utilisées pour nourrir des personnes. De même pour la consommation d’eau. Ces mêmes animaux produisent ensuite des quantités faramineuses de déchets et d’excréments qui doivent ensuite être éliminés. Sans oublier que pour leur libérer un espace, les éleveurs ont dans de nombreux pays recours à la déforestation.
Toujours pas convaincu qu’il serait bon pour vous de devenir végétarien ? Peut-être pouvez-vous dans un premier temps tout simplement réduire votre consommation de viande à trois fois par semaine par exemple. Et si l’expérience vous semble concluante, peut-être pourrez-vous bientôt sauter le pas, pour vous, les animaux d’élevage et la planète. Bon appétit.