La culture du Japon est très à la mode en ce moment que ce soit avec les mangas, ces bandes dessinées qui rencontrent un succès phénoménal sous nos cieux ou encore avec sa cuisine qui trouvent de plus en plus d’amateurs, séduits par les saveurs sublimes et l’esthétique colorée et raffinée des magnifiques plateaux de sushis et autres sashimis également réputés pour leurs effets bénéfiques sur la santé. Nul doute que les temps qui viennent vont nous permettre de découvrir d’autres aspects de cette culture insulaire particulièrement riche.
Le Japon jouit également d’une grande réputation dans le domaine de l’art floral, l’ikebana dans sa dénomination originale, dont la traduction approchante serait « rendre les fleurs vivantes ». La pratique de l’ikebana consiste à composer une œuvre florale à partir de fleurs de saison, mais aussi de feuilles et de branches, une pratique complexe qu’il vaut mieux approcher lors de cours ou de stage. L’ikebana peut tout naturellement être pratiquée pour se détendre et goûter le plaisir d’avoir réalisé une très belle composition florale, mais ceux qui veulent aller plus loin peuvent creuser dans la direction de la religion bouddhiste à laquelle se rattache cette pratique, rappelant l’offrande des fleurs à Bouddha.
La pratique de l’ikebana ne se réduit pas à la simple composition de jolis bouquets mais requiert des qualités artistiques tels qu’un sens esthétique développé, de la fantaisie, de la sensibilité, de la persévérance et de la rigueur, accompagné d’un goût pour la méditation. Il s’agit véritablement ici d’une pratique artistique censée exprimer les sentiments et pensées de l’artiste et pas d’une simple activité manuelle tendant à produire un bouquet décoratif. En choisissant des éléments végétaux pour s’exprimer, l’ikebaniste exprime son aspiration à trouver une paix et une sérénité intérieure. Son œuvre éphémère par essence symbolise nos existences, c’est pourquoi il pourra intégrer des fleurs ou des plantes aux différents stades de leur vie, bourgeons encore, fleurs épanouies ou bien fleurs fanées ou séchées.
Là où les occidentaux pour composer un joli bouquet prennent le plus souvent simplement des critères chromatiques, la pratique de l’Ikebana demande également une recherche très poussée au niveau de la forme et des structures censées représenter rien de moins que l’univers et l’homme en son sein. Dans un premier temps, l’apprenti ikebaniste se consacrera plutôt à des œuvres basses plutôt qu’à des formes élevées qui demandent une plus grande maîtrise. Là où le fleuriste occidental composera un bouquet comprenant le plus de fleurs coupées possible pour lui conférer plus de valeur, le pratiquant de l’ikebana ne craindra pas de n’utiliser qu’une fleur unique qu’il s’attachera à mettre en valeur dans toute sa beauté en utilisant d’autres éléments et à laisser une grande place au dépouillement et au vide vu comme une force.
N’hésitez donc pas à vous renseigner pour trouver stages et cours d’ikebana près de chez vous. Vous embellirez ainsi non seulement votre intérieur, mais aussi votre âme.






















